A Gjirokaster, on ne tourne pas en rond !

Après cette belle étape à Berat, nous nous dirigeons vers l’autre ville albanaise classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, Gjirokaster. Pour y arriver, la majeure partie de la route est une route de bonne qualité, mais Benedict doit parfois faire preuve de souplesse pour éviter des nids-de-poule impressionnants.

Nous arrivons à proximité de Gjirokaster et nous nous garons à la nuit tombante près d’un lac presque complètement asséché où les habitants viennent faire leur jogging. Deux bars presque déserts fermeront rapidement leurs portes en cette fin de saison. Ce n’est donc que le lendemain matin que nous découvrirons “la plus belle ville d’Albanie”. On se gare aux portes de la vieille ville et rentrons à pied dans l’amas de rues montantes de la ville. Le centre-ville n’est pas piéton : les locaux utilisent leurs voitures pour se déplacer et n’hésitent donc pas à s’arrêter au milieu de la route pour discuter avec d’autres automobilistes, klaxonner pour saluer leurs amis… une animation permanente dans un vieille ville de la taille d’un village.

Scène typique de Gjirokaster

Le temps s’écoule lentement, et tout le monde, touristes comme locaux, s’en contente ! Le cafetier (expression chère aux parents de Julien, NDLR) joue au backgammon pendant que nous commandons nos espresso, les commerçants ou artisans de la rue attendent tranquillement le chaland.

Le tapis, un des nombreux exemples d’artisanat local

Éloge de la lenteur, donc, pour autant nous ne nous ennuyons pas ! Outre le spectacle de la rue, la visite de la citadelle de la ville nous occupe une partie de la journée.

Un tunnel qui mène d’un côté de la forteresse à l’autre
Vue de la ville depuis la citadelle

C’est une forteresse médiévale qui a majoritairement servi de prison aux différents régimes du XXème siècle : pour le roi Zog, pour les occupants nazis et italiens, puis pour la dictature communiste. Aujourd’hui, elle est ouverte aux touristes et accueille le festival folklorique de la ville en été.

La scène du festival folklorique

La visite est intéressante, les explications bien détaillées (en anglais cette fois !) et nous apprécions la vue qu’offre la citadelle.

L’épave d’un avion américain qui a fait un atterrissage d’urgence en Albanie en pleine guerre froide après s’être perdu…
Autre vue de la ville et des montagnes alentour
Le clocher d’une des tours des remparts

En redescendant, nous goûtons un plat traditionnel de la ville : le qifqi, une boule de riz, d’oeufs et de menthe : délicieux !

Puis nous retournons à notre café du matin, qui a l’avantage certain d’avoir du soleil aussi l’après-midi.

En terrasse, au soleil

Nous engageons alors la conversation avec nos voisins, des Suisses allemands originaires de Bâle. Ils vivent dans un ancien camion postal qu’ils ont aménagé eux-mêmes ! Nous comptions passer la nuit dans un camping non loin, ils se joignent à nous, et dès l’arrivée dans le camping, nous partageons sur une table de camping fromages, olives, et grillades ! Nous communiquons en anglais et passons là aussi une très bonne soirée en leur compagnie. Le lendemain, Samuel et Tania repartiront vers la côte. Quant à nous, nous repasserons une partie de la journée à Gjirokaster. Le patron d’un restaurant nous avait la veille proposé de venir manger dans son restaurant, ce que nous n’avons pas manqué de faire tout en nous adonnant à notre nouveau loisir : observer les gens qui passent.

Gjirokaster est un coup de cœur pour nous, et les guides ne mentent certainement pas en disant que c’est la plus belle ville d’Albanie. C’est en tout cas un plaisir de voir que, même si elle est touristique, la ville offre une vraie authenticité et que ses habitants sont extrêmement accueillants !

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